Chapitre I: retour à Privet Drive

Chapitre I: retour à Privet Drive
Le lendemain de l'enterrement du plus grand sorcier de tous les temps, Albus Dumbledore, les élèves de l'école de sorcellerie de Poudlard devaient rentrer chez eux avec le Poudlard Express. Ce train allait les transporter de la gare de Pré-au-Lard, un village sorcier proche de Poudlard, à la gare King's Cross à Londres.

Le matin du départ, le célèbre Harry Potter se sentit étrangement seul. C'était non seulement parce qu'il avait perdu une des personnes qui lui était le plus cher à ses yeux, mais aussi par ce qu'il s'était passé la veille durant l'enterrement. Harry avait eu une discussion avec ses deux fidèles amis, Hermione Granger et Ron Weasley. Il avait fait leur connaissance lors du voyage en train lors de sa 1ere année à Poudlard, 6 ans auparavant. Hermione Granger, élève très studieuse est de loin la plus brillante élève de l’école ; elle s’est liée d’amitié avec Ron et Harry durant leur première année. Ils avaient dut affronter un troll des montagnes adultes à eux tous seuls pour sauver Hermione. Ron, le dernier garçon d’une famille de sept enfants, appartient à la célèbre famille de sorciers, Weasley, qui en est une depuis de très nombreuses générations ; malgré cela, Ron et sa famille demeuraient assez pauvres et devaient presque tout acheter d’occasion.

La discussion que Harry a eu avec ses amis avait porté sur la mission que lui avait assignée Dumbledore peu avant sa mort: il devait récupérer et détruire les quatre Horcruxes restants du plus grand mage que la planète n’ait jamais porté. Après avoir détruit ces morceaux de l’âme de Voldemort, Harry devait se rendre à sa rencontre et le tuer. C’est cela que disait une prophétie : « Il faudra tuer ou être tué ». Harry voulait absolument suivre cette prophétie, non seulement pour accomplir la dernière volonté de Dumbledore, mais surtout il voulait se venger car Voldemort et ses compagnons étaient coupables de plusieurs meurtres de personnes qui comptaient énormément pour Harry : Dumbledore, Sirius Black (son parrain) et surtout ses parents.

A la fin de la discussion, Ron et Hermione avaient essayé de toutes leurs forces de convaincre Harry de l’accompagner dans cette mission. Malgré tout cela, leurs efforts restaient vains et Harry refusa que ses deux meilleurs amis l’accompagnent. Pour Harry, il lui fallait continuer son chemin seul. Durant l’enterrement, il avait même rompu avec Ginny, la sœur de Ron, qui était follement amoureuse de lui depuis la première fois qu’elle l’avait vu. Harry avait pris la décision qu’ils ne devaient plus se voir, lui et Ginny, car il ne voulait pas que Voldemort s’en prenne à elle comme il l’avait déjà fait avec toutes les personnes qui lui étaient proches.
Le voyage en train fut assez pénible pour Harry. Malgré le fait qu’il s’était un peu embrouillé avec ses deux amis, Harry partagea quand même son compartiment avec eux. Ginny, qui respectait à priori le choix d’Harry, ne se présenta même pas à leur compartiment; elle était dans celui d’en face avec Neuville et Luna. Le wagon d’Harry restait dans un grand silence depuis une bonne demi-heure que le train avait quitté la gare de Pré-au-Lard, lorsque Ron rompit ce silence d’une voix gênée:
_ Harry, je comprends parfaitement que tu ne veuilles pas que l’on t’accompagne mais peux-tu me promettre que ce voyage n’est pas la dernière chose que nous ferons ensemble.
Harry parut gêné par cette demande mais finit par lui répondre :
_ Ecoute, Ron, cette quête sera très longue et très rude, je ne sais même pas si j’en sortirais vivant…
Ron répliqua avant qu’Harry n’ait eu le temps de continuer :
_ Mais Harry, n’oublies pas que Bill se marie avec Fleur cet été. J’espère que tu nous feras le plaisir de venir y assister.

Harry savait que cela allait le mettre dans une situation relativement difficile. Il n’était pas assez bon en divination pour prévoir comment allait se terminer cette journée car Ginny serait également présente. Le fait, tout à coup de penser à Ginny, lui travailla énormément l’esprit, il regrettait presque d’avoir rompu avec elle. Malgré cela, Harry accepta quand même l’invitation de Ron. Il allait se retrouver un dernier jour en compagnie de ses deux fidèles camarades.

Après cela, un long silence s’imposa, à nouveau, jusqu’à Londres.
_ Nous allons t’écrire pour t’avertir de la date du mariage, s’écria Hermione en sortant du train.

Harry et Ron se donnèrent une accolade en guise d’au revoir et Harry le regarda s’éloigné avec la famille Weasley qu’il n’était même pas allé saluer. Il n’avait même pas dit au revoir à Ginny et il la regardait partir avec les Weasley. A ce moment là, il ressentit le même monstre dans son ventre, comme l’année précédente, qui lui arrachait les entrailles. Cette douleur s’apaisa lorsqu’il remarqua que Ginny s’était retournée et courrait à présent vers lui. Il la prit dans ses bras et elle lui donna un baiser sur la joue avec une pointe d’amertume car elle savait qu’elle ne le verrait plus jusqu’au mariage de Bill. Harry la lâcha pour qu’elle aille retrouver sa famille, puis il partit se cacher pour ne pas qu’elle le voit pleurer.

Harry remarqua à présent que son oncle n’était pas présent à la gare pour venir le chercher. Cela n’étonna pas trop Harry, les journaux moldus ont sûrement fait passer l’information que Dumbledore était mort (sans pour autant spécifier que c’était un sorcier) et l’oncle Vernon, qui aurait reconnu sans grandes difficultés l’homme qui était venu chercher Harry une année auparavant, aurait pensé qu’Harry était mort avec lui, il n’avait donc pas jugé utile de gaspiller de l’essence pour le ramener à la maison. La famille Dursley devait plutôt faire la fête sur son éventuelle mort.

Harry sortit de la gare et ne savait pas vraiment comment rentrer chez les Dursley. Il n’avait pas du tout envie d’y aller mais il y été obligé, au moins jusqu’à sa majorité, pour sceller le sort de protection de Dumbledore. Il allait donc y aller jusqu’au 31 juillet, le jour de ses 17 ans, date à laquelle il sera officiellement majeur dans le monde des sorciers. Harry eu soudain une idée pour rentrer chez lui. Il tendit le bras droit avec sa baguette magique. Un grand bus violet à plusieurs étages apparut et s’arrêta devant lui. Harry reconnut le contrôleur, Stan Rocade, il avait déjà pris ce bus à deux reprises.
_ Mr Harry Potter !! L’Elu !! s’écria Stan. Que puis-je faire pour vous après que vous ayez réussi à me faire sortir d’Azkaban.
_ Je voudrais juste rentrer chez moi, lui répondit Harry, 4 Privet Drive, Little Whinging.

Harry fut arrivé en quelques minutes alors qu’il habitait à des dizaines de kilomètres de la gare. Lorsqu’il arriva devant chez lui, il entra sans frapper.
_ Salut, c’est moi ! lança-t-il en montant les escaliers pour se rendre dans sa chambre.

Son arrivée avait jeté un vrai froid dans la maison, Harry venait bel et bien d’interrompre une fête et les Dursley semblaient vraiment déçus de son arrivée.

# Posté le vendredi 17 mars 2006 14:49

Chapitre II: Les lettres

Chapitre II: Les lettres
Cela faisait à présent trois semaines qu'Harry restait cloîtré dans sa chambre au 4 Privet Drive. Les Dursley, déçus par son retour, l'avait enfermé à clé par signe de vengeance. Son oncle avait cependant installé une trappe quelques années auparavant pour pouvoir donner quelque chose à Harry en guise de nourriture. Il s'agissait souvent des restes de leur fils chéri, Dudley, qui, enveloppé comme il était et éprouvant un amour passionnel pour la nourriture, ne laissait jamais rien à Harry. Cependant, à la suite des remontrances que lui avaient faites Dumbledore, la tante Pétunia préparait un bol de soupe par semaine, le plus souvent, le dimanche. Cette faible quantité de nourriture qu'Harry recevait durant chaque été avait le don de rendre Harry plus maigre que jamais. Cette impression s'accentuait encore plus car Harry avait de nouveau pris une bonne dizaine de centimètres durant le mois de juillet. Il ne savait pas comment il allait s'en sortir car il savait qu'il ne retournerait ni à Poudlard, où se déroulaient de gigantesques banquets, ni au Terrier, là où les Weasley nourrissaient Harry jusqu'à ce qu'il reprenne une bonne dizaine de kilos. Ce qui lui tardait le plus allait se passer dans une semaine. Il sera majeur et libre de quitter cette maison qu'il détestait par-dessus tout.

Durant les trois semaines passées chez les Dursley, Harry n'a reçu la visite de personne, seul Dobby, un elfe de maison que Harry avait libéré mais qui lui était totalement dévoué, lui rendait une petite visite. Harry avait un elfe de maison à lui, Sirius lui en avait légué un ainsi que sa maison au moment de sa mort, mais il était si insupportable que Harry lui avait ordonné de rester à la maison de Sirius et de l'entretenir.

Dans l'après-midi, Harry vit sa chouette rentrer après une nuit de chasse. Il lui demanda, comme par habitude, si elle n'avait pas aperçu Coquecigrue, le hibou de Ron ; ses amis lui manquaient malgré tout et chose dont on pouvait se douter très fortement, il n'avait vraiment pas digéré sa séparation avec Ginny. Il ne cessait de penser à elle il toutes les nuits, il en rêvait. Il la voyait voler sur un balai, à côté de lui, ses cheveux d'une rousseur époustouflante qui brillaient à la lueur du Soleil et ses magnifiques yeux verts qui pétillaient d'amour en le regardant. Il l'imaginait dans un monde sans Voldemort, contre lequel il aurait triomphé, il avait gardé de ce combat la baguette de Voldemort cassée en deux et il avait récupéré un exemplaire de la Gazette du Sorcier qui portait pour titre : « Celui qui a survécu et celui qui a vaincu. » Harry espérait de tout son c½ur que ce rêve allait se réaliser un jour.

A la question d'Harry, Hedwige poussa un hululement plutôt joyeux. Ceci surpris Harry qui s'attendait d'avance à une réponse négative. Il se retourna instantanément vers la fenêtre, c'était bel et bien Coq qui arrivait. Lorsqu'il rentra dans la chambre, il en fit trois fois le tour en rasant le plafond et en poussant quelques cris stridents. Quand il redescendit et alla se poser sur la table, Harry remarqua qu'il n'apportait non pas une lettre, mais deux. Il comprit tout de suite qu'il devait y en avoir une de Ron, mais l'autre, il ne savait pas trop. Elle pouvait venir de Ginny ou bien de Mrs Weasley pour l'invitation au mariage de Bill. Il détacha la premiere lettre de la patte de Coquecigrue, il reconnu aussitôt l'écriture grossière de Ron.

Cher Harry,
Nous nous inquiétons beaucoup pour toi. Pourquoi tu ne nous donne pas de tes nouvelles ? Comme tu peux l'imaginer, maman se fait énormément de soucis à ton sujet, elle à peur qu'il te soit arrivé quelque chose. Je voudrais également te parler de quelque chose de très important, c'est au sujet de Ginny. Depuis notre retour de Poudlard, elle reste enfermée dans sa chambre, elle ne nous parle plus, elle ne mange plus et ne dort presque pas. Elle passe son temps à pleurer en attendant ton retour et dès que quelqu'un s'aventure à rentrer dans sa chambre pour la consoler, c'est Chauve-Furie garanti, je crois vraiment qu'elle souffre d'une Potterite chronique. Maman a déjà essayé de la raisonner mais rien n'y fait, n'oublie pas qu'elle n'a pas le droit de se servir de sa magie en dehors de Poudlard mais elle s'en fiche, elle s'en fiche de se faire renvoyer étant donné que de toutes façons, toi, tu n'y retourneras plus. Est-ce que tu pourrais essayer de faire quelque chose pour elle ? Autre chose, l'examen de transplanage à lieu le 2 août, je viendrais avec toi car il faut que je le repasse; j'en profiterai pour te parler de quelque chose d'important pour moi, c'est au sujet d'Hermione. Maman me fait dire de te prévenir que le mariage de Bill et Fleur aura lieu le 10 août donc tu resteras à la maison jusque là. Nous viendrons te chercher avec papa le 1er août avec la poudre de cheminette et nous irons le lendemain à Pré-au-Lard pour passer le permis de transplaner.
Amicalement,
Ron

Harry relut la lettre à deux reprises, il se faisait vraiment du souci pour Ginny. Après tout, il l'aimait toujours, il ne pouvait pas la laisser dans un état pareil. Il s'approcha à nouveau du petit hibou de Ron pour récupérer la seconde lettre. La ravissante écriture fine de Ginny sauta à l'½il d'Harry.

Mon amour,
J'ai intercepté Coq quand j'ai vu que Ron t'envoyait une lettre, j'en ai profité pour y joindre ces quelques mots.
Comme tu le sais, nous avons passé deux mois magnifiques l'an denier durant lesquels nous sommes sortis ensemble. J'ai longtemps réfléchi à ce que tu m'as dit à l'enterrement de Dumbledore le mois dernier et j'en suis venu à la conclusion que je ne respecterais pas ton choix. Je te suivrais coûte que coûte, où que tu ailles, quoi que tu fasses. Je ne me sentirais jamais aussi bien protégée qu'avec toi. Quitte à mourir, je préfère que se soit à tes côtés, plutôt que de mourir de chagrin si je reste loin de toi. J'ai très peur pour toi et je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit sans que je puisse t'aider. Cela fait maintenant trois semaines que je n'arrête pas de penser à toi, jour et nuit.
J'attends de tes nouvelles avec impatience, si je ne reçoit pas Coq d'ici trois jours, je ne sais pas ce que je serais capable de faire.
Je t'aime de tout mon c½ur, Ginny

A la lecture de cette lettre, Harry ne put s'empêcher de verser quelques larmes. Ginny allait vraiment très mal, cela ne faisait aucun doute. Que pouvait-elle bien faire s'il ne lui répondait pas ? Harry ne voulait absolument pas prendre de risques et alla chercher un morceau de parchemin et une plume pour répondre immédiatement.

Chère Ginny,
Je ne veux surtout pas que tu croies que je t'ai oublié, j'ai pensé à toi chaque jour depuis que je suis rentré dans cette famille de fous qui est malheureusement la mienne. Tu sais bien que j'ai voulu rompre avec toi pour l'unique raison de te protéger et j'ai décidé de m 'en tenir à ma décision ; du moins jusqu'à ce que Tu-Sais-Qui soit mort.
Quoi qu'il en soit, je viens au Terrier dans une semaine et j'espère que nous pourrons parler calmement tous les deux. S'il te plaît, ne fait rien d'insensé jusqu'à ce que j'arrive.
Je t'aime encore et toujours, je t'embrasse très fort
Harry
p.s : Dis à Ron et à toute la famille que tu as eu des nouvelles de moi et que je vais bien. Il ne s'inquièteront plus à mon sujet.

Harry accrocha sa lettre avec soin à la patte de Coquecigrue et lui donna ses instructions :
_ Ecoute Coq, je n'ai rien pour Ron mais est-ce que tu peux apporter cette lettre à Ginny, c'est très urgent. Hedwige viendra avec toi et veillera à ce qu'il ne t'arrive rien.

Il se tourna vers Hedwige qui avait l'air enchantée de cette nouvelle mission. Harry donna du Miam-Hibou aux deux oiseaux et ils s'envolèrent en suivant en direction du Terrier.

# Posté le vendredi 17 mars 2006 14:51

Chapitre III: Cadeaux et retrouvailles

Chapitre III: Cadeaux et retrouvailles
Harry passa une semaine très difficile après la réception de ses deux lettres. Il s'était beaucoup posé de questions au sujet du comportement de Ginny au cours de ce mois de juillet. Depuis qu'il a reçu la lettre de Ginny, qui était à présent toute froissée car il la relisait jour et nuit une bonne dizaine de fois et il lui arrivait de s'endormir avec, il rêvait encore très souvent de Ginny, mais il s'agissait plutôt de cauchemars : il la voyait dans une scène où il se battait avec Voldemort, elle était là, seule avec Harry en face de Voldemort et ses Mangemorts.
_ Emparez-vous d'elle ! cria Voldemort à un de ses disciples.

Harry avait été désarmé puis stupéfié par Voldemort donc il ne pouvait pas la défendre. Ginny avait réussi à lancer une ou deux sortilèges Chauve-Furie, dont elle était spécialiste, avant d'être désarmée à son tour. Elle était désormais sans défense et seule face à une vingtaine de Mangemorts et au Seigneur des Ténèbres. Deux Mangemorts la saisirent, ils la présentèrent devant leur maître qui comptait bien à ce qu'elle reste sous le regard d'Harry.
_ Regarde bien cela, lança-t-il à Harry, impuissant, j'espère que tu apprécieras le spectacle. Il dirigea sa baguette sur la poitrine de Ginny. AVADA KEDAVRA !!! hurla-t-il.
_ NOOOOOON !!! s'écria Harry en s'éveillant en sursaut. Ouf, ce n'était qu'un mauvais rêve, pensa-t-il en s'épongeant son front couvert de sueur. Il regarda sa montre : 5h38.

Harry ne pouvait plus se rendormir. Il essayait de chasser de son esprit ce cauchemar qu'il avait fait presque toutes les nuits depuis qu'il avait reçu la lettre de Ginny. Il voulut la relire à nouveau. Il n'avait pas besoin de la chercher bien loin puisqu'il s'était une fois de plus endormi avec. Il continuait sans cesse à ce poser les mêmes questions au sujet de cette lettre.
_ Ai-je fait le bon choix de me séparer d'elle ? Serait-ce la protéger que de l'éloigner de moi ou serait-elle plus en sécurité si je restais à ses côtés ?

Malgré toutes ces questions, Harry resta sur sa position. « Il faut rester raisonnable », se disait-il, « j'en parlerais avec elle après-demain, lorsque je me rendrais au Terrier. » Mis à part cette dure semaine de remise en questions, Harry se sentait sur un point soulagé, il allait être majeur dans quelques heures.

Harry passa la journée à relire ses livres de cours, il allait en avoir besoin pour la mission qu'il devrait accomplir, et se surpris une nouvelle fois à contempler les photos de la belle rousse. La nuit commençait à présent à tomber, Hedwige n'était toujours pas revenue, cela commençait d'ailleurs sérieusement à inquiéter Harry.
_ J'espère qu'il ne lui est rien arrivée et que Ginny à bien reçu la lettre, ou alors, elle est saine et sauve et c'est Ginny qui la gardait dans sa chambre avec elle, comme un petit bout de Harry, ce qui montrerait à quel point Ginny souffre de leur rupture.

Harry regarda à nouveau sa montre, plus que dix minutes, plus que dix minutes avant la liberté. Il regardait à présent sa montre si souvent qu'il pensait que le temps s'était arrêté. Enfin, minuit arriva. Harry avait 17 ans. Il entendit des battements d'ailes et se sentit soulagé à l'idée de voir revenir Hedwige à la maison, il ouvrit la fenêtre et fut déçu en voyant qu'il ne connaissait pas le hibou qui approchait. Lorsque celui-ci rentra dans la chambre, Harry récupéra l'enveloppe et le hibou s'envola aussitôt. Il remarqua au premier coup d'½il qu'il s'agissait d'une lettre du ministère.

Cher Mr Potter,
Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous venez d'atteindre l'age de votre majorité, cela signifie que vous n'êtes plus considéré comme étant un sorcier de premier cycle. Par conséquent, vous avez la liberté de faire usage de votre magie en dehors de votre école de sorcellerie de Poudlard sans en risquer l'expulsion.
Le ministère vous souhaite un heureux anniversaire.
Vous espérant en bonne santé, je vous prie d'agréer, Mr Potter, l'expression de mes sentiments distingués.

Mafalda Hopkrik
Service des usages abusifs de la magie
Ministère de la Magie

A la lecture de cette lettre, Harry reçu comme une bouffée d'air frais qui transcrivait son sentiment de liberté, il n'allait enfin plus subir les critiques des Dursley sur le monde des sorciers et il pouvait partir à tout jamais de cette maison de fous. Ce soir-là, il s'endormit paisiblement et recommença à rêver de Ginny, comme avant, sans que ce soit au travers de cet horrible cauchemar.

Harry ne se réveilla pas de bonne heure, à son grand étonnement. Il allait passer la dernière journée, en compagnie des Dursley, de son existence. Il s'approcha de la porte de sa chambre, qui était fermée depuis un long mois, et dirigea sa baguette en direction de la serrure.
_ ALOHOMORA !!! lança-t-il d'une voix claire et forte.

Une fois la porte ouverte, Harry descendit dans la cuisine où il retrouva les trois Dursley qui prenaient leur petit déjeuner.
_ Bonjour ! dit-il d'une voix joyeuse, belle journée n'est ce pas ?

Les Dursley semblèrent abasourdis de voir Harry à leur table. Ils se demandaient sûrement comment Harry avait fait pour sortir de sa chambre. L'oncle Vernon comprit tout de suite lorsqu'il vit Harry se servir à manger.
_ ACCIO TARTINE, ACCIO LAIT ! disait celui-ci en pointant sa baguette sur les divers ingrédients qui étaient posés sur la table.
_ Explique-moi, mon garçon, comment tu arrives à te servir de ta chose en dehors de ta maison de fous sans en être expulsé ? tonna l'oncle Vernon d'une voix forte qui recouvrait sa peur.
_ Figures-toi que, depuis minuit, j'ai 17 ans donc je suis majeur. Ce qui veut dire que j'ai le droit de me servir de ma baguette où je veux et quand je veux. Et de toute façon, la seule maison de fous que je connaisse, c'est ici.

La température monta à une vitesse fulgurante au crane de l'oncle Vernon qui vacillait entre colère et peur. Harry était très satisfait d'avoir mis son cousin Dudley dans un état de panique tel, qu'il était obligé de se réfugier dans les bras de sa mère. Harry ajouta quelque chose pendant que les autres étaient trop paniqués pour prendre la parole :
_ J'ai également une bonne nouvelle pour vous : je m'en vais définitivement de cette baraque, demain dans la matinée et quelqu'un viendras me chercher. Je file préparer mes valises.

Harry ne se fit pas attendre, sortit de table et se précipita dans sa chambre. Il n'allait pas perdre son temps à ranger sa valise :
_ FAILAMALE ! cria Harry et toutes ses affaires s'empilèrent impeccablement dans sa valise.

Midi approchait à présent, Harry avait invité Dobby à fêter son anniversaire avec lui. Lorsque celui-ci arriva en transplanant, il avait les bras chargés de cadeaux, il était de toutes évidence passé au Terrier pour récupérer les cadeaux qui étaient là-bas pour Harry. Hermione devait déjà y être car Harry reconnut son cadeau au premier coup d'½il.
_ Bonjour Dobby, comment ça va aujourd'hui ???
_ Bonjour Harry Potter, Dobby va très bien. Dobby ne peut qu'aller bien lorsqu'il fréquente le célèbre Harry Potter. Dobby s'est donné la peine d'aller faire un tour chez Mr Whisky pour récupérer les cadeaux qui étaient destinés à Harry Potter.
_ Je te remercie beaucoup Dobby mais ce n'était pas nécessaire, demain je serai chez eux, les cadeaux auraient pu attendre un jour de plus. Mais maintenant qu'ils sont ici, pourquoi ne pas les ouvrir.

Il prit un paquet rouge qui devait être celui de Ron, il s'agissait d'un livre sur le Quidditch, on y résumait toutes les stratégies et tactiques qu'on pouvait employer sur le terrain, il était intitulé « Le Guide indispensable du bon capitaine ». Il s'empara à présent du paquet d'Hermione, c'était aussi un livre, bien plus pratique que celui de Ron pour entreprendre la mission de Dumbledore, « Occlumencie et Légilimencie, les pouvoirs de l'esprit ». Harry ne reçut quasiment que des livres, Lupin lui avait envoyé (i]« Tout sur le DCFM : la défense est la meilleure attaque », le professeur McGonagall lui avait offert « La Métamorphose, l'art du camouflage ». Mrs Weasley, comme à son habitude avait concocté un « magnifique » pull rouge et or. Il ne restait à présent plus qu'un seul paquet à ouvrir, c'était celui qui comptait le plus aux yeux de Harry, celui de Ginny. Il enleva le papier avec soin et découvrit un écrin rouge et or en forme de c½ur. Il l'ouvrit. Harry n'en croyait pas ses yeux, Ginny lui avait envoyé un magnifique pendentif en or représentant l'insigne de la maison Gryffondor. Harry se rappela instantanément de l'Horcruxe qui était le médaillon de Serpentard, mais cette pensée fut assez vite chassée de sa tête lorsqu'il remarqua que Ginny avait fait faire un médaillon exprès pour lui, en effet, quelques mots étaient gravés au dos de celui-ci :
A mon amour de toujours Ginny

Après avoir déballé tous les cadeaux, Harry et Dobby se mirent à manger un succulent gateau autour d'une Bieraubeurre. Dobby partit une fois qu'ils eurent fini en saluant chaleureusement Harry et en lui faisant promettre de l'appeler dès qu'il aurait besoin d'aide.

Harry passa la soirée à lire les livres de ses amis et à contempler le médaillon offert par Ginny. Il se coucha de bonne heure en sachant qu'il devait être en forme le lendemain pour aller retrouver ses amis.
Le lendemain matin, Harry s'était réveillé assez tôt et il attendait avec impatience l'arrivée de Ron et son père pour venir le chercher. Ils arrivèrent un quart d'heure plus tard, les Dursley n'étaient pas encore réveillés, si bien qu'Harry et les Weasley décidèrent de ne pas trop tarder pour partir. Il laissa un dernier mot aux Dursley en guise d'adieux.

Harry rentra dans la cheminée et, après avoir jeter la poudre de cheminette fournie par Mr Weasley, cria sa destination : « LE TERRIER »
Quelques secondes plus tard, il était dans le salon des Weasley. Il fut immédiatement rejoint par Ron et son père qui se suivaient de si près que Mr Weasley n'a pas eu le temps de sortir de la cheminée que Ron s'est écrasé sur lui.
_ Harry, mon chéri, s'écria Mrs Weasley lorsqu'elle le vit arriver. Comment ça s'est passé chez les moldus ?

Il ne pouvait pas répondre tellement il était étouffé par l'étreinte de la mère de Ron.
_ Moi je vais très bien, dit Harry qui avait enfin réussi à émettre un son. Mais Ginny, comment va-t-elle ?
_ Ecoute mon garçon, il se trouve que je sais ce qu'il s'est passé entre vous deux l'an dernier et j'en étais très heureuse. Je me suis également laissé entendre que vous aviez rompu tous les deux mais elle ne nous a plus parlé depuis votre retour de Poudlard et elle est restée enfermée dans sa chambre. Est-ce que tu pourrais essayer de faire quelque chose pour la raisonner parce qu'apparemment, elle ne veut écouter que toi.
_ J'ai bien peur que cela soit difficile, avoua Harry, mais je vais faire de mon mieux.

Il monta les escaliers quatre à quatre et se posta devant la chambre de Ginny, il avait préparé sa baguette magique au cas-où. La porte était fermée à clé. Harry pointa sa baguette vers la serrure.
_ ALOHOMORA ! prononça-t-il et la porte s'ouvrit.
_ CH ...
_ EXPELLIARMUS ! lança Harry avant que Ginny ait eu le temps de lancer son fameux sortilège Chauve-Furie, Ron avait bien fait de le prévenir.
_ Je suis désolé Harry, je ne voulais pas je ne sais pas ce qui m'a pris ; répliqua Ginny en sanglotant.

Malgré ses yeux gonflés par les larmes, Ginny parut plus belle que jamais.
_ Ce n'est pas grave du tout, répondit-il en essayant de la consoler du mieux qu'il pouvait. Il l'avait prise dans ses bras pour la calmer le plus possible.

Ginny ne se fit pas attendre, elle se retourna brusquement et embrassa Harry en y mettant tout son c½ur. Depuis le temps qu'Harry rêvait de ça, il se laissait faire et lui rendit même le baiser. Puis Harry décolla ses lèvres de celle de Ginny et s'éloigna d'elle.
_ Non Ginny, il ne faut pas, reprit-il, tu sais très bien que je t'aime mais je ne veux plus sortir avec toi pour ...
_ Me protéger, coupa Ginny. Je le sais très bien, mais je t'aime et tu m'aimes donc pourquoi nous faire du mal. Je ne me sentirais jamais protégée en sachant que tu es loin de moi. J'ai besoin de ta présence jour et nuit pour pouvoir me sentir bien.

Toutes ces paroles se mélangeaient dans la tête d'Harry. Il se rappelait également ce que lui avait dit Dumbledore, tout le temps où il l'a connu, au sujet de l'amour : «...l'amour est la seule chose que Voldemort ne peut éprouver... » « ...il existe une force bien plus puissante que n'importe quel pouvoir ...» « ...la seule chose qui te permettra de vaincre Voldemort est l'amour... ». Harry prit rapidement une décision :
_ Ecoute-moi bien, Ginny, je suis prêt à ressortir avec toi jusqu'au moment où je partirais, c'est à dire, peu après le mariage de ton frère. Après, on verra suivant les circonstances si tu m'accompagnes ou non. Tu es d'accord ?

Ginny ne répondit pas mais l'embrassa d'une façon si passionnelle que ça valait tous les « oui » du monde. Ils descendirent ensuite tous les deux, main dans la main, pour rejoindre les autres. Toute la famille affichait un immense sourire au moment où ils les aperçurent de nouveau ensemble. Mrs Weasley prit Harry à part un instant :
_ Merci Harry, je suis bien plus heureuse de vous voir tous les deux, plutôt que Bill et Fleur, mais il faut bien l'accepter. J'ai un petit service à te demander: vois-tu, depuis un mois, Ginny était enfermée et ne laisser personne rentrer dans sa chambre. Lorsque Hermione est arrivée la semaine dernière (aujourd'hui elle est repartie pour la journée avec sa famille), elle n'avait pas de chambre où dormir et Ginny refusait de la laisser rentrer elle aussi. Il fallait donc lui trouver une chambre pour dormir et elle a accepté de partager celle de Ron. Maintenant que vous vous êtes expliqués avec Ginny, je pense qu'elle voudra bien ouvrir sa chambre pour toi, donc est-ce que ça t'ennuierait de partager sa chambre pendant ces quelques jours ? Je pense qu'elle se sentira beaucoup plus en confiance si elle est avec toi.

Harry parut stupéfait de cette demande mais répondit sans l'ombre d'un doute :
_ Bien sur que non, ça ne me dérange pas du tout, répondit Harry.
_ Dans ce cas, je monte tes affaires. Puis Mrs Weasley ajouta à l'oreille d'Harry : fait attention, les murs ne sont pas insonorisés.

Harry se contenta de rire et jura à Mrs Weasley qu'il ne se passerais rien.

# Posté le vendredi 17 mars 2006 14:54

Chapitre IV: Permis en poche

Chapitre IV: Permis en poche
Le soir était arrivé et Harry s'était couché de bonne heure, il devait passer son permis de transplaner le lendemain. Ginny s'était couchée en même temps que lui, elle tenait à l'accompagner le lendemain mais Harry avait refusé pour ne pas qu'il soit distrait. Il commençait à être un peu stressé. Harry et Ginny s'étaient couché chacun dans leur lit. Elle s'endormit rapidement, ce qui n'était pas le cas d'Harry qui avait passé au moins trois heures à la regarder dormir, puis s'endormit enfin.

Le lendemain arriva, le soleil n'était toujours pas levé lorsque Mrs Weasley frappa à la porte de la chambre. Harry ouvrit un ½il, il était toujours tourné vers le lit de Ginny et remarqua qu'elle n'y était plus, il prit peur et fit un geste assez brusque. Il sentit à présent quelqu'un bouger à côté de lui et une main se posa sur sa taille. Il se retourna instantanément et vit la longue chevelure rousse de Ginny posée sur son oreiller. Ginny avait en effet migré dans son lit au cours de la nuit. Harry fut prit d'une envie d'éclater de rire mais réussit à se retenir. Il se leva le plus silencieusement possible pour ne pas la réveiller, l'embrassa tendrement et sortit de la chambre, Ginny ouvrit un ½il puis se rendormit aussitôt.

Harry descendit dans la cuisine et vit que Ron y était déjà mais semblait avoir la tête ailleurs.
_ Salut vieux, ça va ? lui demanda Harry. Tu n'as pas l'air bien, t'es stressé pour tout à l'heure ?
_ Hein...oui, oui, j'ai un peu peur pour tout à l'heure, mentit Ron. Pas toi ?
_ Non, pas trop, répondit Harry. Comment va-t-on se rendre à Pré-au-Lard ? Par la cheminée ?
_ Je préfère prendre le Magicobus si ça ne te dérange pas, j'ai à te parler de ce que je t'avais évoqué dans ma lettre.
_ Pas de problème, on peut partir dès que tu auras fini de manger.

Les deux amis sortirent de la maison après avoir été rassuré par Mrs Weasley. Ils appelèrent le Magicobus qui s'arrêta juste devant eux.
_ Pré-au-Lard, dirent Harry et Ron lorsque Stan leur demanda leur destination.
_ Allons nous installer au fond, il reste deux places libres.
_ Alors Ron, qu'est-ce que tu voulais me dire de si important ?
_ Ce n'est pas un sujet très facile à aborder pour moi. Tu sais, on connaît Hermione depuis bientôt six ans et...en fait...je crois que...
_ Tu l'aimes ! interrompit Harry, c'est ça ?
_ Je crois que...oui.
_ Tu la reconnais enfin !!! s'exclama Harry
_ Pourquoi ? Ca se voyait tant que ça ? s'étonna Ron
_ Il y a des signes qui ne trompent pas. Durant le bal, il y a trois ans, tu n'arrêtais pas de la dévorer des yeux et tu étais très jaloux de Viktor. L'an dernier, lorsque Ginny t'a dit qu'Hermione avait embrassé Viktor Krum, tu es monté sur tes quatre chevaux et tu n'as pas cessé de me demander : « c'est vrai que Hermione a embrassé Krum ? ». Mais au lieu de lui dévoilé ce que tu avais sur le c½ur, tu n'as pas arrêté de la critiquer et vous avez passé l'année à vous disputer. Depuis qu'elle est au Terrier, cette année, tu as essayé de lui dire ?
_ A vrai dire, j'ai essayé d'aborder le sujet mais les mots n'arrivaient pas à sortir.
_ Dans ce cas, il faut persévérer. Prend mon cas par exemple, j'ai aimé ta s½ur tout au long de l'année dernière et je n'ai jamais trouvé le moment, ou plutôt le courage de le lui dire. Le jour ou c'est enfin sortit, enfin pas vraiment mais elle m'a comprise, nous sommes sortis ensemble dans la foulée. Comme tu le sais, nous nous sommes remis ensemble hier, mais pour combien de temps... Enfin, si j'avais réussi à tout lui avouer avant, nous aurions eu plus de temps.
_ Oui mais Ginny, elle t'a toujours aimé, tandis que Hermione...
_ Qu'est-ce qui te prouves qu'elle ne t'aime pas ! coupa sèchement Harry. Tu n'as donc vraiment pas les yeux en face des trous ! Tu n'as pas remarqué son comportement lorsque tu étais avec Lavande ? Elle était folle de jalousie, tout comme toi vis-à-vis de Krum, elle en pleurait meme parfois. La fois où elle t'a envoyé tous ces oiseaux dessus, elle venait de te voir embrasser Lavande et moi j'étais parti la consoler, toi, tout ce que tu avais trouvé à faire quand tu l'as vue, tu as tout de suite recommencé à la critiquer. Pas étonnant qu'elle t'ait attaqué; toi même tu l'avais bouleversée deux fois dans la même soirée. Elle a craqué, c'est tout. Et puis tu es à Gryffondor, bon sang, tu ne dois pas avoir peur de lui dire, le courage coule dans nos veines.
_ Tu as entièrement raison Harry. Mais comment faut-il que je m'y prenne, Ginny a raison, je ne sais jamais quoi faire avec les filles.
_ D'après moi, je pense que tu pourrais lui annoncer cela la semaine prochaine, quand on fêtera le mariage de ton frère. L'ambiance sera au rendez-vous et ça peut un peu « aider les circonstances ». Je pense que ça sera équivalent à une bonne gorgée de Félix Felicis ; c'est exactement ce que je croyais pour le dernier match de Quidditch l'an dernier, en ce qui concernait ma possible relation avec Ginny, nous avons gagné (même si je n'ai pas joué) et ça a remplacé la potion et ta s½ur à commencé à sortir avec moi. Je voudrais d'ailleurs te remercier car en réalisant tous ces arrêts lors du match, tu as grandement contribué à mon histoire avec Ginny.
_ Merci beaucoup, Harry, pour tout ce que tu fais pour moi, lui lança Ron sur un ton de reconnaissance.
_ Mais je t'en pris, Ron. Les amis, c'est fait pour ça, pas pour se disputer. Entre nous, je suis sur que ta mère serait extrêmement heureuse que sur sorte avec Hermione. Entre elle et moi qui sortons avec ses enfants, ça devrait, à ses yeux, relever le niveau de Fleur.
Harry et Ron se regardèrent et éclatèrent de rire.

_ PRE-AU-LARD !!! cria Stan.

Ils étaient arrivés et ils descendirent à présent du bus. Trois heures les séparaient de leur examen de transplanage qui devait avoir lieu à 11h devant les Trois Balais. Harry et Ron passèrent leur temps libre chez Zonko, la boutique de farces&attrapes, et Honeydukes, la confiserie. Enfin 11h arriva et Ron et Harry allaient, si tout se passait bien, recevoir leur permis de transplaner. Ils s'approchèrent du café des « Trois Balais » et virent qu'une dizaine de jeunes étaient massés à cet endroit, il y avait également trois personnes qui semblaient être les examinateurs, Ron reconnu Tycross, cela ne lui plaisait pas du tout, il l'avait recalé l'année passée pour avoir oublié la moitié d'un sourcil derrière lui.
_ Enfin ! Messieurs Potter et Weasley, il ne manquait plus que vous, nous allons donc pouvoir commencer, s'exclama Tycross. Je vais d'abord commencer par vous rappeler quelles sont les conditions nécessaires pour que vous obteniez votre permis : vous allez avoir 10 transplanage à faire chacun, des cerceaux sont disposés dans le village et nous ferons la somme des erreurs de distances de chaque cerceau. Si cette somme est inférieure à 5 mètres, vous serez reçus, sinon, il ne vous restera plus qu'à repasser nous voir. Bien entendu, tout désartibulement est éliminatoire. Vous viendrez chacun votre tour lorsque j'appellerai votre nom. MANDY BLOCKLEHURST !

Une jeune fille s'avança et se prépara, elle se mit à tourner sur elle-même pour transplaner et dans un « pop », elle disparut. Malheureusement pour elle, elle avait oublié une jambe en route. Verdict : recalée ! Il ne restait à présent que trois personnes, Harry et Ron n'étaient toujours pas passés.
_ HARRY POTTER !! appela Tycross.

Harry se tenait prêt, il était confiant car il avait déjà réussi trois ou quatre transplanages dont un particulièrement difficile. Il avait ramené Dumbledore à Poudlard grâce à un transplanage d'escorte de plusieurs centaines de kilomètres. Il se concentra sur les 3D qu'il avait appris au cours des leçons de transplanage. Complètement raté !, il atterrit plus de 2 mètres à gauche du cerceau. Il ne paniqua pas pour autant et réussit à atterrir au centre des cerceaux à tous les autres transplanages. Il n'y a que le dernier qu'il avait dépassé d'une dizaine de centimètres. Cela importait peu, il avait réussi, il avait enfin son permis de transplaner. Ron n'allait pas tarder à arriver. Dix minutes plus tard, Harry entendit un nouveau « pop », il se retourna et vit Ron, le sourire aux lèvres, il se tenait toujours la tête pour vérifier s'il n'avait pas perdu un autre sourcil. Rien à signaler, Ron avait son permis. D'après le récit de Ron, il l'avait reçu de justesse car il avait fait 4m70 d'erreur, mais le plus important c'est qu'ils étaient tous les deux reçus. Il rentrèrent tous les deux au Terrier en transplanant.

Hermione et Ginny semblaient les attendre avec inquiétude.
_ ON L'A EU !!! crièrent-ils d'une seule et même voix.

Ils s'étaient tous les deux mis à courir vers elle. Harry salua Hermione rapidement avant de se tourner vers Ginny. Il la serrait à présent dans ses bras et commença à l'embrasser fougueusement. Il remarqua que Hermione avait prit Ron par la mais et l'entraîna à l'intérieur. Faisait-elle ça pour dire à Ron ce qu'il espérait tant ou pour laisser Harry seul avec Ginny ? Harry ne se posa pas la question et continuait à embrasser Ginny. Ils se séparèrent enfin au bout d'une grosse minute et rentrèrent à la maison, main dans la main.

Comment allaient-ils bien pouvoir fêter sa réussite à l'examen ???

# Posté le vendredi 17 mars 2006 14:56

Chapitre V: Une sortie mouvementée

Chapitre V: Une sortie mouvementée
Le Terrier était décoré pour fêter la réussite d'Harry et Ron à leur examen. Ils se mirent tous à table autour de 13h, Harry était bien entendu assis à côté de Ginny et drôle de coïncidence, Ron à côté d'Hermione. Ce repas se passa en famille autour de succulents plats préparés par Mrs Weasley. Ils passèrent deux grosses heures à table.

Après avoir mangé un délicieux gâteau au chocolat concocté par Hermione, qui avait à l'évidence dû prendre des cours de cuisines pendant les vacances, Mrs Weasley prit la parole :
_ Tout d'abord, félicitations à Ron et Harry pour avoir brillamment obtenu leur examen de transplanage. Je voudrais d'ailleurs annoncer qu'une petite fête sera organisée ce soir, il y aura un banquet et peut-être même un petit bal, robes de soirées exigées !!! Je vais également essayer de contacter quelques personnes pour l'occasion qui se feront certainement le plaisir de se joindre à nous.

Harry parut ravi de cette idée et il n'était pas le seul, Fred et Georges allaient sûrement profiter de l'occasion pour essayer leurs nouvelles inventions en matière de farces&attrapes. Harry monta dans sa chambre et renversa entièrement sa valise pour y chercher une robe de soirée. Après un bon moment, il se rendit compte qu'il n'avait plus une seule robe de soirée à sa taille. Il décida donc d'aller chez Mrs Guipure, sur le Chemin de Traverse, pour aller en acheter une.
_ Tu veux m'accompagner sur le Chemin de Traverse ? demanda Harry à Ginny qui était montée avec lui.
_ Mais c'est beaucoup trop risqué Harry. Maman ne va sûrement pas être d'accord pour qu'on sorte, il nous faudrait quelqu'un pour nous emmener là-bas.
_ Je crois que l'Ordre a assez de travail comme ça, on ne va pas les importuner à escorter Mr Harry Potter pour qu'il aille se choisir une robe de soirée. Et puis de toute façon, s'il y a du monde, je crois que personne ne tentera de m'attaquer, par contre si quelqu'un s'en prend à toi, il se souviendra très longtemps de moi, tu peux me croire. Tu viens alors ?
_ Je veux bien venir mais il ne faut surtout pas qu'on en parle à mes parents. Mais comment comptes-tu y aller ?
_ Maintenant que j'ai mon permis en poche, on pourrait peut-être y aller en transplanant, suggéra Harry.
_ Mais je n'ai pas mon permis moi, je n'aurais 17 ans que le 11 août et je ne sais toujours pas comment je vais prendre des cours.
_ Ça ne fait rien, je pourrais faire un transplanage d'escorte. Je l'ai déjà fait pour Dumbledore, donc avec toi, ça ne sera pas un problème. Mais si tu préfère rester là Ginny, j'y vais tout seul, ce n'est pas grave.
Le dernier argument fut le plus fort pour Ginny et elle accepta l'invitation.

Harry lui attrapa la main et la serra le plus fort possible pour éviter qu'elle ne lache prise. Quelques secondes plus tard, ils disparurent de la chambre, atterrissant dans la foulée au beau milieu du Chemin de Traverse.
_ Ça va bien, Ginny ? demanda Harry en voyant sa tête effrayée.
_ Euh...ça peut aller, c'est juste que le transplanage donne une étrange impression.
_ Ne t'inquiète pas, ça va vite passer. Je dois me rendre chez Gringotts pour récupérer un peu d'argent et après, on ira chez Mrs Guipure pour acheter une robe pour ce soir. Ensuite, on ira où tu voudras.

Harry rentra à la banque des sorciers, il n'y était plus allé depuis sa première année avec Hagrid, le garde-chasse de Poudlard. Lorsqu'il arriva devant son coffre, il remarqua qu'il s'était énormément rempli, Sirius lui avait légué tout le reste de sa fortune. Après avoir retiré son argent, Harry se rendit chez Mrs Guipure en compagnie de Ginny. Il y remarqua un magnifique costume vert émeraude, de la couleur de ses yeux.
_ Qu'est-ce que tu penses de celui-ci ? demanda Harry
_ Elle est très bien mais il faudrait quand même changer la couleur, tu ne vas quand même pas t'habiller aux couleurs de Serpentard !
_ Je n'y avais même pas fait attention, quelle horreur !! dit-il en faisant semblant de vomir.
_ Et celui-là, qu'est-ce que tu en dis ? lui proposa Ginny en lui présentant un costume bleu outremer.
_ Il est magnifique, je vais l'essayer et je reviens, s'exclama Harry en prenant le costume des mains de Ginny.
Il revint une minute plus tard habillé de sa tenue de soirée.
_ Tu es resplandissant, Harry, on prend celui-là ?
_ Pas de problème, je vais me rhabiller, profites-en pour te choisir une robe toi aussi, je te l'offre.

Il prit un peu plus son temps pour s'habiller, cela allait en laisser un peu à Ginny pour qu'elle ait le temps de se choisir une belle robe. Elle avait vite fait son choix, Harry l'entendit rentrer dans la cabine qui se trouvait à côté de la sienne. Lorsqu'il sortit, elle n'était toujours pas prête. Elle sortit à son tour quelques secondes plus tard. Dès qu'Harry la vit, il resta bouche bée, il ne l'avait jamais vue aussi séduisante que ça. Elle était vétue d'une magnifique robe bleu-nuit qui était parsemée de petits points brillants qui faisaient penser à des étoiles resplandissantes dans la nuit, elle était parfaitement collée au corps de Ginny.
_ Elle te plait, Harry ? lui demanda-t-elle
_ Elle est parfaite (comme celle qui la porte, pensa Harry sans le dire), elle est vraiment faite pour toi.
_ Dans ce cas, je crois que j'ai choisi, on peut aller à la boutique de Fred&Georges après ? ajouta Ginny.
_ Je n'y vois aucun inconvénient, répondit-il l'air songeur signifiant qu'il était encore sous le chambre de Ginny. Dans ce cas, va te changer, je paye et on y va.

Ginny retourna les talons en direction de la cabine. Harry alla payer les deux tenues de soirée. Ils sortirent ensuite tous les deux et prirent la direction du magasin des jumeaux Weasley. Ils marchèrent près de deux minutes, à leur grand étonnement, la rue était vide. Soudain, un homme passa devant eux, sans les voir. Harry le reconnut aussitôt mais Ginny était trop préoccupée à regarder les yeux de son copain qu'à regarder la rue, cet homme était rentré à Poudlard avec les autres Mangemorts, c'était lui qui avait défiguré Bill, Fenrir Greyback, un loup-garou. Harry sentait la haine monter en lui, Ginny, qui eut comprit ce qui se passait, essayait tant bien que mal de le rassurer malgré qu'elle était elle même tétanisée par la peur.
_ Il ne me semble pas qu'il nous ait vus, lui murmura-t-elle à l'oreille. On ferait peut-être mieux de rentrer, tu ne crois pas ?
_ Je veux venger ton frère ! Il faut que j'y aille. Et après tout, si je veux éliminer Voldemort, autant qu'il ait la plus petite armée possible.
_ S'il te plaît Harry, suplia Harry, mais ce dernier était déjà parti à la rencontre du monstre.
_ Tiens, tiens...Fenrir Greyback ! lança Harry au loup-garou qui se retourna vers lui d'un bond.
_ Voilà quelqu'un qui a du cran ! s'exclama Greyback. J'en connais beaucoup qui auraient filé en me voyant.
_ Toi ? Mais qui aurait peur de toi ?
_ En plus, tu as du culot. Tu sais très bien que je te tuerai pas, le maitre ne me le pardonnerait mas, c'est à lui de s'en charger. Par contre, si je te ramène à lui, imagine quelle serait ma récompense. Tu n'as pas peur de te promener seul ces temps ce ? A moins que tu sois avec la sang-de-bourbe ou le rouquin ; le lâche Malefoy nous a aussi dit que tu avais une petite amie, je vous ai peut-être dérangé ?
_ Je ne vous le fais pas dire ! s'exclama Ginny en arrivant derrière Harry.
_ Ginny, ne reste pas là, il n'aura aucune pitié pour toi, s'exclame Harry.

Greyback se tournait à présent vers Ginny.
_ Tu es très jolie tu sais, apparemment ton cher Potter t'aime beaucoup, j'aime ton beau cou !

Le Mangemort s'élança sur elle, la gueule grande ouverte.
_ IMPEDIMENTA !!! hurla Harry qui avait si vite dégainé sa baguette qu'il en fut surpris.
Greyback fut éjecté 15 mètres en arrière et Harry prit la main de Ginny et se mit devant elle pour la protéger du loup-garou.
_ Tu l'auras voulu ! cria Greyback. STEPEFIX !
Harry s'y était préparé
_ PROTEGO ! hurla-t-il. Il n'avait jamais jeté ce sort aussi puissamment si bien que le mangemort fit un vol plané puis se releva avec peine. Il tournait à présent sa baguette vers Ginny et cria :
_ ENDOLO...
_ EXPELLIARMUS !! s'écria Harry. La baguette de Greyback s'envola aussitôt mais Harry n'en resta pas là :
_ PETRIFICUS TOTALUS ! le loup-garou ne pouvais à présent plus bouger. Ça c'était pour Bill et Lupin, ajouta Harry ; et ça, c'est pour Ginny, AVADA KEDAVRA !!!

Un éclair vert surgit de la baguette d'Harry et frappa le loup-garou en pleine poitrine. Il gisait là, étendu sur le sol. Harry n'avait jamais tué personne, mais il ne regrettait pas de l'avoir fait. Ginny se mit à pleurer dans ses bras.
_ Tu te rends compte de ce que tu viens de faire, Harry ? demanda-t-elle en sanglotant. Tu l'as tué !
_ Je le sais, Ginny, mais il l'a bien cherché. J'avais prévenu que la moindre personne qui s'en prendrait à toi, m'aurait sur son chemin. On ferait mieux de rentrer à la maison.

Avant qu'elle n'ait eu le temps de dire un mot, Harry lui attrapa la main et dans un « pop » transplana jusqu'au Terrier. Ils atterrirent dans la chambre de Ginny, elle pleurait encore sur l'épaule d'Harry sui ne savait pas trop quoi faire pour la consoler. Ils décidèrent de se changer tout de suite et d'attendre dans la chambre jusqu'à ce que Mrs Weasley les appellent pour le début de la fête.

# Posté le vendredi 17 mars 2006 15:00